Faisons un tour au cinoche...
Ce week-end, je suis allé au cinéma de ma ville pour voir deux films (un film le samedi et un autre le dimanche):
Samedi - MAUVAISE FOI, film de Roschdy Zem.
Ce film parle d'un couple , Ismaël (Roschdy Zem) et Clara (Cécile de France): ils sortent ensemble depuis 4 ans et filent le parfait amour. Ce matin-là, Clara annonce à Ismaël qu'elle est enceinte et heureux, les deux tourteraux souhaitent vivre sous le même toit...
Mais problème: Clara est juïve et Ismaël est musulman, et à partir de là, moultes problèmes vont survenir à cause de la religion et surtout, de leur entourage...
Doutes, conflits, complicités... Tout y est pour apprécier ce film, sans oublier également quelques touches d'humour avec Jean-Pierre Cassel, qui interprète le rôle du père de Clara (Cécile de France, je le rappelle !), Leïla Bekhti (la soeur garçon manqué d'Ismaël) et aussi Pascal Elbé (le meilleur pote d'Ismaël).
Bref, les acteurs sont crédibles, certaines situations sont drôles et d'autres touchantes: le tout se suit sans déplaisir. Un bon film :o)
Dimanche - LIBERO, film de Kim Rossi - Stuart.
L'histoire tourne autour de Tommaso (plus souvent appelé Tommy), qui vit avec son père, Renato, et sa grande soeur, Viola. Sa mère les a abandonné, ils vivent dans une situation précaire, ce n'est pas facile tous les jours. Cependant, tout le monde s'en sort à peu près...
... A peu près, jusqu'au jour où la mère, Stefania, revient à la maison...
Pour commencer, mention spéciale à deux acteurs: le petit Alessandro Morace (Tommy) qui porte le film sur ses épaules, et aussi pour le sexy Kim Rossi - Stuart, qui joue un père de famille strict et aux sautes d'humeur violentes (je n'aurais pas aimé avoir un père comme celui-là, sincèrement).
Comme vous avez pu le comprendre, le réalisateur a opté pour le point de vue interne, celui du garçon, et c'est ce qui fait la force du film. Le personnage de Tommy s'isole, il est replié sur lui-même et méfiant car on sent dans sa famille un malaise, une souffrance. Elle sera atténuée par la présence de la mère, qui les abandonnera une seconde fois, car trop fragile. Et une souffrance encore plus pesante se réinstallera mais cela permettra au fils et au père de se rapprocher vers la fin du film (un moment très émouvant).
Bon, je ne vais pas tout raconter car il s'y passe pas mal de choses mais le personnage qui m'a le plus touché est celui de Renato, le père, qui ne laisse pas indifférent (dans les deux sens du terme héhé).
On y voit un homme, caméraman de profession, autoritaire (il veut que son fils soit un grand champion de natation alors que ce dernier veut jouer au foot), violent, excessif dans ses réactions et de mauvaise foi mais également quelqu'un de seul, de souffrant et de fragile. Un film à voir absolument.
16/01/07 - 23:39
Ouééééé, tes critiques déchirent (hé oué,je me lance des fleurs, ça remplit les commentaires) :o)
arnie (visiteur)